Commission de la vérité colombienne: Connaissance, perception, efficacité et émotions associées
DOI :
https://doi.org/10.18800/psico.202201.005Mots-clés :
Commission Vérité Colombie, Impact psychosocial, Justice transitionnelle, Réparation des victimes, Réconciliation socialeRésumé
La Commission de la vérité en Colombie a été établie sur la base du modèle de justice transitionnelle. Sa fonction est de servir de mesure de reconnaissance des événements violents du conflit armé, qui ont fait plus de neuf millions de victimes. Dans ce cadre, une étude corrélationnelle descriptive (N=1166) a été réalisée auprès d’un échantillon de 22 départements du pays pour évaluer la connaissance, l’approbation et l’efficacité perçue des premières années de la Commission sur la base des aspects psychosociaux : victimisation, émotions collectives, réconciliation, mémoire collective. Cinquante-huit pour cent étaient des victimes directes. Les résultats indiquent des niveaux élevés d’approbation et de volonté de participer aux activités de la Commission, ainsi qu’un certain scepticisme quant à son utilité et une faible confiance dans les excuses officielles des groupes en conflit. On constate également un niveau élevé d’émotions positives liées à la commission et une faible confiance dans les institutions gouvernementales. Les résultats de cette étude coïncident avec les expériences précédentes des commissions de vérité en Amérique latine, et ouvrent le débat sur les spécificités du contexte colombien dans la recherche de la paix et les implications du travail de la commission dans le processus de réparation.
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