Déplacement forcé au Brásil: expériences des femmes assistées par l’assistance sociale
DOI :
https://doi.org/10.18800/psico.202102.013Mots-clés :
Déplacement, Violation des droits, Familles, État, Inégalités socialesRésumé
Cet article cherchait à comprendre ce que les femmes déplacées, chefs de famille, aidés par l’assistance sociale du Brésil, comprennent de leur processus de déplacement et des actions de l’État contre lui. Grâce à l’analyse critique du discours, il a été identifié que, bien qu’il y ait plusieurs attributions causales au déplacement - telles que le risque environnemental et la violence - ce qui traverse réellement les expériences de ces femmes est une urbanisation exclusive, vécue tout au long de l’histoire de ces familles, qui a conduit à occuper des espaces de vie inappropriés, tels que les berges des ruisseaux et des terrains inadaptés, qui finissent par être risqués et déloger les familles à moyen terme. Cette situation a été comprise par les participants comme un processus naturel de leur condition sociale, mais non comme le résultat d’une négligence de la part de l’État. Les résultats indiquent également que les formes de déplacement forcé sont articulées et servent de rhétorique étatique pour justifier les déplacements liés à des histoires de violence et de négligence de la part de l’Etat.
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